Un DBA utile ou non aujourd'hui ? vu par Pascal Vuillermoz
Il est désormais permis de poursuivre sa formation tout au long de sa vie. Au sommet, un D.B.A. (Doctorate of Business Administration) est une excellente opportunité. Certains vont dire que ce diplôme conduit uniquement sur des postes universitaires !!
De plus en plus de cadres sollicitent les Universités pour ce besoin. Ils sont généralement titulaires de MBA ou équivalent, ayant une expérience professionnelle significative. Ils souhaitant préparer un projet leur permettant de prendre du recul et de conceptualiser leur expérience par un travail académique de qualité.
L’excellence des Universités françaises en matière de recherche doctorale rend le parcours doctoral difficile pour les cadres en activité. En effet, la durée formelle de préparation des thèses fait que le format actuel français des thèses ne correspond pas aux attentes de ces cadres d’entreprises. C’est pourquoi ces Universités ont adapté la formule anglo-saxonne du D.B.A avec une formation continue, sous la forme de séminaires bloqués, compatibles avec une activité professionnelle.
Cette formation se déroule sur trois à quatre années, les deux premières années étant consacrées à une formation conceptuelle et méthodologique solide, les années suivantes étant consacrées à la rédaction de la thèse. En final cette thèse sera soutenue devant un jury qui la validera.
Le DBA est une formation exigeante de haut niveau. Il permet à des cadres de conceptualiser les connaissances acquises et de diffuser une expérience au travers d’un travail écrit de qualité. Il leur offre aussi de réfléchir sur leur pratique de gestion et bénéficier d’un encadrement individuel par un professeur ou équivalent.
Le DBA peut permettre aux meilleurs diplômés de publier leurs travaux sous forme de livres ou d’articles. Avec un DBA, les cadres peuvent prétendre au processus de qualification aux fonctions de maîtres de conférences et au concours de professeurs d’université.
Le DBA est cohérent avec deux missions de l’université : la recherche et la formation continue qui sont ainsi associées.
Il permet de développer des liens avec des entreprises sur le plan de la recherche avec des retombées pour les équipes universitaires et les thésards en termes de terrain et de financement.Il crée des opportunités de publications de cas, d’articles managériaux et académiques.
Enfin il renforce le positionnement des Universités par le caractère innovant de l’offre et propose aux entreprises des cadres avec un bagage théorique et pratique de haut niveau.
Maintenant il est temps de se lancer. Qu’en pensez-vous ?
pvuillermoz

Est-ce que les termes de "Dix billets" ou "Aime billets" ne sont pas destinés à ceux qui briguent une profession d'envergure internationale, voire intergalactique, reservée à l'élite suprême qui parle la bonne vieille langue shakspearienne en machonnant son chewing gum ou en sirotant son thé tout en comptant son pognon à la méthode suisse.
En efet, pour travailler à la Régie RENAULT ou plus modestement aux filatures de ROUBAIX ou bien encore dans les mines de charbon de Saint-Etienne, nos bien franchouillards DEA ou DESS, DUT ou BTS (j'en passe et des meilleurs)ne seraient-ils pas suffisants mais aussi mieux compris par nos chefs qui ne sont pas forcément spécialistes dans tous ces concepts d'outre manche pour qui anglais est synonme de guerre de 100 ans ou de Beatlesmania.
Pour ma part le DBA ne m'apporterait qu'une paix intérieure,certe intense,proche de celle atteinte lors de l'apparition d'un arc-en-ciel, mais non négociable sur ma fiche de paie.
J'espère avoir répondu avec brio et que mes idées feront avancer le sujet.
Rédigé par: Visiteur N°1 | 30 juil. 2008 at 22:44